Tous artistes ! Les pratiques (ré)créatives du Web
  • Sophie Limare
  • Annick Girard
  • Anaïs Guilet
Chapitre 6

Une esthétique du rituel

  • Annick Girard

Place publique virtuelle, lieu de rencontre, le Web constitue une fenêtre privilégiée pour observer comment les pratiques amateurs misent sur la célébration et l’hommage, s’inscrivant ainsi dans une esthétique où le rituel constitue un ancrage déterminant. Les nombreux types de capsules répertoriés jusqu’à maintenant témoignent de l’omniprésence d’hommages rarement conformistes en regard de l’esthétique dans laquelle s’inscrit l’objet sonore célébré et dont l’originalité se voit souvent sacrifiée par l’aspect répétitif de la commémoration. Ces productions rendent hommage à des œuvres pour plusieurs élevées au rang d’œuvre culte. Associé à une culture « anticonformiste », défini comme une « forme d’herméneutique populaire souvent intempestive, iconoclaste, indisciplinée [1] » quand il est analysé par les études cinématographiques, le cultisme pratiqué sur le Web instaure toutefois une esthétique du rituel. Cette esthétique, fondée sur la pratique rituelle d’un (re)découpage créatif, génère de nouveaux objets partagés entre des mosaïques dont l’essor constant nourrit le culte.

Nous l’avons vu, la culture populaire est célébrée dans le lip dub, le combat entre deux films, le montage parodique ou la capsule funéraire, mais ces hommages solennels à des objets cultes dont l’originalité est sacrifiée témoignent également de la célébration de la créativité dans une culture participative décrite par Jenkins [2]. Ce mouvement relègue au second plan la performance au sens professionnel pour valoriser la mise en commun. En matière de pratiques sonores, surtout musicales, la tendance au cultisme s’impose d’autant que la musique, depuis toujours, réunit les communautés sur un mode participatif et enrichit/soutient la pratique de rituels [3]. Fondamentalement, la pratique musicale ne dépend plus exclusivement de la connaissance d’un instrument et de l’interprétation musicale, mais peut passer par une maîtrise technique des nouvelles technologies qui démocratisent le rôle de « célébrant » en permettant à chacun de publier ce qu’il veut sans être révisé. Cette voie offre désormais la chance d’observer comment des communautés thématiques célèbrent la culture populaire et combien le rituel devient partie intégrante d’une esthétique dans laquelle l’habitude de partager un objet (au sens de le fragmenter et de le rendre accessible à tous) l’emporte sur la capacité à le réinventer, à le repenser.

La célébration cultiste est un rituel sacrificiel en soi, qui a été défini par les anthropologues Hubert et Mauss dès 1899 [4]. L’acte de communication au cœur de ce rituel témoigne du rôle déterminant de l’acte créatif amateur, écho du credo d’une passion ludique, la plupart du temps, plutôt que de l’idéalisation d’une pratique artistique exigeante à de nombreux égards. En s’appropriant des objets cultes pour en créer d’autres, les internautes deviennent des officiants du culte de l’œuvre qui laissent des traces comme jamais auparavant, ils s’approprient le pouvoir et la puissance de présider à des sacrifices nouveaux genres (le sacrifice de l’originalité de l’œuvre, mais aussi celui de la rigueur d’une discipline artistique) tout en préservant la fonction sociale du sacrifice, à savoir leur permettre d’entrer dans une communauté, réelle ou virtuelle en l’occurrence [5]. Penchons-nous maintenant sur des capsules réalisées dans le contexte d’hommages cultistes rendus autant à Michael Jackson qu’à ses œuvres Thriller [6] et Beat it [7].

Célébrer la culture populaire

L’abondance de compilations musicales, de montages ou de découpages sonores disponibles en ligne montre que les pratiques sonores amateurs célèbrent la culture populaire jusqu’à la glorifier. Essentiellement, ces pratiques transforment un ou deux aspects d’objets connus pour les mettre directement en valeur, et les célébrations les plus créatives, souvent les plus appréciées et relayées par une communauté, contribuent à engendrer des mosaïques qui témoignent de la pratique d’un culte de l’œuvre, de l’artiste qui la signe, ou des deux. Les nombreux clips inspirés de Thriller incarnent ce phénomène cultiste à partir de la sanctification de la chanson et de son illustration jusqu’au sacrifice de son originalité pour nourrir le culte. Comme dans un sacrifice religieux qui prépare la victime pour son entrée dans le sacré (rituels de prière, d’ablutions, etc.), des célébrants sanctifient la chanson de Jackson et son illustration dans des rituels créatifs fondés sur la reprise, sur le sacrifice de l’originalité, pour célébrer la grandeur de la référence [8]. L’acte de communication sacrificiel s’accomplit alors dans un moment solennel au cœur de cette esthétique d’une reprise ritualisée. Indissociables, la célébration cultiste et sa fonction rituelle trouvent dans ces pratiques sonores amateurs en ligne une actualisation aussi foisonnante que fascinante parce qu’elles partagent l’individualisme et le communautaire [9]. Ainsi, les mosaïques créées à partir et autour d’une œuvre aussi connue que Thriller témoignent d’un mouvement cultiste qui réunit des célébrations individuelles de la culture populaire. Par ailleurs fondées sur des célébrations de masse, des capsules se distinguent par leur caractère de véritables messes cultistes, comme le lip dub* [10] dont le travestissement sonore rend possible la participation d’un grand nombre d’amateurs (jusqu’à 6 000) réunis par un succès musical. Il n’est donc pas étonnant de constater que des dizaines de regroupements aient utilisé Thriller pour sonoriser leur lip dub, surtout ceux qui célèbrent l’Halloween, rituel païen profondément ancré dans la société américaine. Ces célébrations varient dans leur manière d’illustrer la musique de Jackson (costumes, maquillages, mise en scène, chorégraphie, etc.), mais elles s’inscrivent dans une esthétique de la reprise puisque la musique est « copiée-collée ». Grâce au travestissement sonore du lip dub, les célébrations cultistes de Thriller des chaînes MorrisonStudios [11], Jennifer Taylor [12], JoaquinProfe1 [13] et Michael and Shelly Kaufman [14] sont représentatives du sacrifice d’un professionnalisme technique au profit d’une fête ludique de la musique, du partage d’une danse [15]. Nous constatons que cette esthétique du rituel valorise le sacrifice de la perfection du professionnalisme au profit de la production d’un objet-collectif-témoin de l’ampleur du culte, de l’implication passionnée qu’il inspire, surtout lorsqu’il est intégré dans une mosaïque qui révèle l’importance du phénomène.

En matière de célébration de masse d’une œuvre culte et de l’esthétique du rituel qui la sous-tend, les rassemblements éclair (flash mobs* [16]) s’imposent dans le culte de Thriller et de son auteur. Ce genre, en essor depuis l’avènement du Web, réunit un grand nombre de participants à un bref événement concerté [17] ; il s’agit souvent de l’exécution d’une danse par des centaines de danseurs amateurs sur une musique populaire. Si les flash mobs à caractère politique sont souvent silencieux, ceux qui célèbrent la culture populaire exploitent la musique pour entraîner dans la danse ou dans le chant une foule aussi étonnée que ravie. Qu’il surgisse dans un centre commercial au Pérou [18] ou aux États-Unis [19], dans une cour de prison aux Philippines [20] (le genre flash mob est alors détourné parce que l’événement ne surgit pas dans l’espace public) ou dans une station de métro de San Francisco [21], le flash mob inspiré de Thriller crée l’engouement autour du connu, de la reprise. Dès qu’ils reconnaissent la musique de Jackson, les passants se déhanchent ou marquent le rythme, ils encouragent les participants auxquels ils s’identifient. Un suspense perdure quant à l’ampleur et au dénouement du projet. La référence à un objet connu s’inscrit donc dans ce rituel festif pratiqué en groupe parmi le public et, éventuellement, les internautes cultistes passionnés de Thriller ou de flash mob. Les réactions observables à cette musique culte rejoignent d’ailleurs celles de Gabriel Segré [22] qui s’est intéressé à l’écoute fervente pratiquée par les amateurs d’Elvis, passionnés de rituels cultistes. Il s’agit en somme, dans les deux temps du rassemblement éclair, d’offrir à une communauté réelle une performance en direct, de célébrer une grande messe cultiste sur la place publique, puis de déposer en ligne le souvenir de l’événement pour témoigner du culte.

La dimension cultiste importe dans le cas de Thriller puisqu’une foule de productions sonores amateurs se nourrissent du culte et dérivent ainsi vers des genres hybrides, le seul cadre respecté intuitivement par ces productions se résumant à celui d’une esthétique du rituel au cœur d’une célébration rythmée par la chanson. Par exemple, la chaîne Beaconsfield School, fenêtre d’une école dont le programme pédagogique repose sur la pratique des arts, présente une vidéo d’accueil pour les élèves de 11 ans en illustrant Thriller d’une manière inédite sous la forme d’une reprise partagée entre l’apport créatif collectif des figurants et la fidélité au sonore.

Michael Jackson’s Thriller as interpreted by the staff of The Beaconsfield School
Beaconsfield School, 22 mai 2015, 6 min 51 s


On y voit les employés devenus monstres qui s’amusent : la pratique des arts devient prétexte à une activité ludique pleine de créativité, peu soucieuse de cadrer dans un genre précis, mais très fidèle à une esthétique du rituel collectif. La vidéo est partagée entre différents genres. Même si elle se termine par un rassemblement de zombies, la capsule ne peut être qualifiée de lip dub parce qu’elle compte des dizaines de plans. Elle n’est pas non plus une publicité traditionnelle, parce qu’elle promeut l’école en montrant des professeurs d’art s’adonner à une pratique probablement éloignée de leur spécialité, ni un vidéoclip, parce qu’elle ne met pas en scène un chanteur vedette, ni un flash mob, parce qu’elle ne résulte pas d’une performance instantanée et inattendue dans un lieu public. Si cette vidéo ne correspond pas vraiment à un genre web précis, elle s’inscrit dans une célébration collective de la culture populaire. Cette célébration témoigne d’un rituel établi au sein de l’école puisque, depuis quelques années, elle a publié une dizaine de travestissements sonores illustrant la musique populaire. Cette capsule singulière se retrouve finalement parmi un grand nombre de célébrations collectives de Thriller.

Joindre un Ring Shout virtuel

Étant donné l’envergure mondiale de la carrière de Jackson, d’autres de ses chansons se trouvent au cœur de multiples célébrations cultistes. En effet, à la suite du décès du chanteur, en juin 2009, de nombreuses villes ont relevé le défi de commémorer le travail de l’artiste, ce qui a fait surgir, dans l’espace public et sur le Web ensuite, des rassemblements éclair au son de Beat it. Ainsi, un hommage cultiste dansant exécuté dans les rues de Stockholm, publié par la chaîne BounceE Streetdance Co [23] (17 millions de vues [24]), met en scène plus de 300 danseurs qui envahissent en deux temps Sergels Torg et Stureplan le même jour.

[OFFICIAL] Michael Jackson Dance Tribute - STOCKHOLM
BounceSweden, 9 juillet 2009


Montréal, Hong Kong, Paris, Hollywood et Taipei emboîteront le pas [25]. Traversant plusieurs mois, cette vague cultiste mondiale s’apparente de manière virtuelle au « Ring Shout », tradition culturelle de l’Afrique noire qui consiste à former un cercle de danseurs-chanteurs-musiciens où chacun offre à tour de rôle une performance avant de retourner dans le rang :

« dans cette forme d’expression, être artiste ne renvoie pas à un statut, [à] une nature exceptionnelle dont le génie serait posé une fois pour toutes, mais tient aux expériences que les individus sont en mesure d’initier [26]. »

Si Béthune reconnaît des traces de cette tradition dans une pratique inclusive du rap, nous constatons l’apparition d’un Ring Shout 2.0 à mesure que des pratiques sonores amateurs, surtout celles collectives comme le lip dub et le flash mob, entrent dans un mouvement participatif où différents groupes se répondent les uns aux autres dans un événement centré sur le partage d’une expérience.

Comme dernier exemple de la créativité sonore amateur, nous retenons le flash mob d’Athènes, sur la chaîne George Lycoudis, puisqu’il s’inscrit dans la vague d’hommages à Jackson en 2009 en plus de résumer à lui seul la plupart des principaux procédés décrits dans ce chapitre.

[OFFICIAL] THRILL ATHENS, MICHAEL JACKSON DANCE TRIBUTE
George Lycoudis, 28 février 2010


Débutant comme un documentaire sur l’événement, la capsule donne la parole à des participants qui racontent que la chorégraphie a été apprise en trois heures par l’ensemble des volontaires. Nous voyons d’ailleurs quelques secondes de la générale où des danseurs amateurs suivent les consignes de danseurs plus chevronnés (collaboration amateurs-professionnels). Une jeune femme livre ensuite un témoignage : elle tient à participer à l’événement pour remercier « M. J. » des leçons de vies qu’il lui a transmises, elle se sait désormais capable de réaliser ses rêves grâce à lui.

Ce témoignage direct exprime probablement les motivations de nombreux cultistes, quel que soit le type de capsule réalisée. Quand la musique de Jackson résonne ensuite dans un centre commercial bondé, un danseur-sosie-professionnel de l’artiste danse sous les regards impressionnés des passants : gant à paillettes dans la main droite et chapeau noir sur les yeux, il rappelle la star en exécutant le moonwalk* [27], popularisé par Jackson, mais issu de la rue. Au début, l’événement ne semble pas tenir du flash mob populeux puisque le sosie, par moment, s’adonne au lip sync de la chanson Billie Jean [28]. Cet hommage se distingue grandement des autres parus dans les mois précédents : le volet reportage, l’amorce par un professionnel et le choix de la chanson diffèrent du rituel instauré. La réalisation met d’ailleurs longuement en valeur la représentation de la doublure de Jackson grâce au montage : pour soutenir l’attention, l’image est même reprise quelquefois comme dans les capsules a capella. Cette entrée en matière témoigne de l’effet d’entraînement que Jackson a eu sur des millions de gens, professionnels comme amateurs, puisque des dizaines de participants au volet flash mob de la capsule, après être passés pour des spectateurs anonymes, se joignent au Jackson solitaire et s’animent au son de Thriller. Après une minute de danse, les célébrants se dispersent sous les applaudissements. Cette célébration cultiste de la culture populaire, même si elle s’éloigne des grandes lignes du flash mob traditionnel, témoigne de l’importance du rituel, d’une esthétique fondée sur le fait de rendre hommage en entrant dans un Ring Shout physique qui envahit une place publique trois minutes et dans un Ring Shout virtuel où diversité et créativité se voient partagées à l’échelle mondiale plutôt que dans une communauté restreinte [29].

Partager la créativité

L’abondance d’objets en lien avec Thriller et Beat it témoigne certainement du désir des réalisateurs de capsules vidéo de trouver un auditoire, de s’inscrire dans une mosaïque qui assure une visibilité. Cependant, même quand il s’agit de parodier un vidéoclip, la reprise constante, mais variée rappelle l’original à la mémoire, témoigne de son importance, de son influence dans les pratiques artistiques, amateurs ou professionnelles. Comme d’autres chansons célèbres, Thriller et Beat it deviennent incontournables pour des amateurs qui explorent les genres populaires grâce à l’exercice de style. Dans ce contexte, « consacrer » du temps et du travail à une œuvre phare de la culture populaire constitue un hommage à l’œuvre comme à son « créateur ». En ce sens, les productions sonores amateurs partagent avec une communauté ce que l’œuvre célébrée inspire au-delà des effets de mode. L’abondance des hommages dédiés à Thriller et à Beat it sacralise ces chansons et alimente le statut de « roi de la pop » de Michael Jackson.

Honorer la mémoire d’une œuvre et d’un artiste au moyen de la production d’un objet implique un type de fidélité que les pratiques sonores amateurs embrassent d’emblée en reproduisant de manière souvent identique l’œuvre, sacrifiant l’originalité de la copie au profit de l’hommage et du partage alors effectué. En musique, la notion de partage est centrale, et les travaux de l’ethno-musicologue John Blacking l’ont souligné en rappelant combien la musique, « du son humainement organisé », est intimement liée à l’expression « des aspects de l’expérience des individus en société [30] ». À partir de l’exemple de chansons enfantines léguées au fil des générations dans la tribu africaine Venda, Blacking rappelle que l’apprentissage de la musique, de ces chansons en l’occurrence, se fait chez les enfants Vendas comme ils apprennent à parler, sans formation spécialisée particulière [31]. Ainsi, ses conclusions sur la fonction sociale de la musique tiennent compte du partage en jeu :

« Qu’on mette l’accent sur le son humainement organisé ou sur l’humanité toniquement organisée, sur une expérience sonore en rapport avec les sons, la fonction de la musique est de fortifier certaines expériences qui ont revêtu une signification dans la vie sociale ou d’y confirmer plus fortement les gens [32]. »

Dans les pratiques sonores amateurs, nous remarquons combien la musique fortifie certaines expériences significatives et nous constatons que la mise en ligne des objets issus de ces pratiques d’une créativité ludique devient une avenue pour partager une passion. Comparant les méthodes d’apprentissage de la société américaine avec celles des sociétés autochtones africaines qu’il étudie, Blacking déclare que les Américains apprennent davantage sur moins de choses, qu’ils sont trop spécialisés [33]. Selon lui, la spécialisation constatée dans cette société provoque une méconnaissance de certains éléments cruciaux de la vie ; il passe par l’exemple de l’apprentissage de l’amour pour mieux revenir à la musique :

« Dans les sociétés humaines, les problèmes apparaissent quand on en apprend moins sur l’amour, parce que l’amour est le fondement de notre existence d’êtres humains […] La tâche ardue, c’est d’aimer, et la musique est un savoir-faire qui prépare l’homme à cette tâche suprêmement difficile [34]. »

Le refus de Blacking d’aborder la musique en musicologue provient de l’importance qu’il accorde à la dimension sociale, fondement des pratiques musicales. Sans égard pour l’amateurisme ou le professionnalisme dont elles sont issues — il rejette une telle classification —, il considère que les musiques, dans toute leur diversité selon les cultures et les époques, sont « profondément nécessaires à la survie de l’homme […] [35] ». Cette manière de concevoir l’expression musicale révèle à quel point les pratiques sonores amateurs en ligne, parce qu’elles rendent constamment hommage à ce que la musique inspire à une communauté, témoignent d’un élan visant à partager expérience et passion, tout simplement.

Girard Annick (2017). “Une esthétique du rituel”, in Limare Sophie, Girard Annick, Guilet Anaïs (édité par), Tous artistes ! Les pratiques (ré)créatives du Web, collection « Parcours numériques », Les Presses de l’Université de Montréal, Montréal, p. 111-121, ISBN: 978-2-7606-3784-9  (http://www.parcoursnumeriques-pum.ca/une-esthetique-du-rituel), RIS, BibTeX.

Dernière mise à jour : 29 septembre 2017
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Sommaire
Notes additionnelles

[1Danielle Aubry et Gilles Visy, Les Œuvres cultes : entre la transgression et la transtextualité, Paris, Publibook, 2009, p. 18.

[3Gilbert Rouget, La Musique et la transe, Paris, Gallimard, 1990.

[4Henri Hubert et Marcel Mauss, Essai sur la nature et la fonction du sacrifice, Paris, Éditions Mimésis, 2015 [1899].

[5Henri Hubert et Marcel Mauss, Essai sur la nature et la fonction du sacrifice, Paris, Éditions Mimésis, 2015 [1899], p. 113.

[8Henri Hubert et Marcel Mauss, Essai sur la nature et la fonction du sacrifice, Paris, Éditions Mimésis, 2015 [1899].

[10Lip dub : Anglicisme traduit par mimoclip (2011) ou clip promo-chantant (2009). Il s’agit de la synchronisation labiale d’une chanson tournée en un plan séquence, souvent dans le but de faire connaître une organisation par une réalisation vidéo de nature humoristique.
Tous les termes suivis d’un * sont définis dans le lexique.

[15Nayla Naoufal, « Danses à partager », Jeu : revue de théâtre, no.157, 2015, p. 31-35.

[16Flash mob : Anglicisme qui désigne une mobilisation éclair de gens contactés par minimessage ou par Internet. Après l’exécution d’une performance en groupe, les participants se dispersent. Souvent, l’événement est filmé et diffusé en ligne.

[22Gabriel Segré, « Écouter les fans », Volume !, 10:1, 2013.

[23La chaîne s’appelle désormais BounceSweden.

[24Nombre de vues en septembre 2017.

[25« Le tour du monde des flash mob dédiés à Michael Jackson », Les Observateurs - France 24, 29 juillet 2009.

[26Christian Béthune, Pour une esthétique du rap, Paris, Kliencksieck, 2004, p. 18.

[27Moonwalk : Pas de danse popularisé par Michael Jackson, mais issu des danses de rue. Le danseur donne l’impression de marcher vers l’avant alors qu’il recule.

[29Annick Girard, « Le lip dub : illusion narcissique, culture populaire et cultisme », in Technologies de l’enchantement, pour une histoire multidisciplinaire de l’illusion, (dir.) Angela Braito et Yves Citton, Grenoble, ÉLLUG, coll. « Savoirs littéraires et imaginaires scientifiques », 2014, p. 196-206. 
Jean Molino, Le Singe musicien, Paris, Actes Sud Beaux Arts, 2009, p. 434-443.

[30John Blacking, Le Sens musical, Paris, Les Éditions de Minuit, 1980, p. 101.

[31John Blacking, Le Sens musical, Paris, Les Éditions de Minuit, 1980, p. 106.

[32John Blacking, Le Sens musical, Paris, Les Éditions de Minuit, 1980, p. 111.

[33John Blacking, Le Sens musical, Paris, Les Éditions de Minuit, 1980, p. 115.

[34John Blacking, Le Sens musical, Paris, Les Éditions de Minuit, 1980, p. 115-116.

[35John Blacking, Le Sens musical, Paris, Les Éditions de Minuit, 1980, p. 129.

Contenus additionnels : 2 contenus

  • Bibliographie de « Une esthétique du rituel »

  • Exemple de vidéo illustrant l’hommage cultiste

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